Samedi 23 janvier
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17:40
Quel saint homme, décidément, ce Proglio.
Il a renoncé à sa double rémunération. Quelle abnégation !
Heureusement qu'il y a encore de la place au Panthéon ! Celle que Camus n'a pas voulu, on la garde pour toi, Riton !
sanquiou Albert !
Plus sérieusement (quoique..) on ne peut que les trouver épatant, ce monde des "grands" patrons.
Car finalement, que vaut un "grand" patron ?
Un footbaleur, un chanteur, un acteur, fût-il abruti, touche de faramineux émoluments en relation directe avec leur capacité à attirer le
public, et pas là même, d'engendrer des bénéfices conséquents...
Ils constituent un investissement, et sont tributaires de leurs performances. Qu'ils marquent des buts, remplissent des stades ou battent les records d'audience, et ils demeurent un placement avec
un R.O.I. excellent. Qu'ils arrêtent, et ils se retrouvent prof de sport à Orvault, à faire la tournée des Yéyé à côté de Rika Zaraï ou en figuration à "Plus belle la vie".
C'est comme ça.
Même un tradeur, toute imbécile que soit son activité, "rapporte" suffisamment pour que son salaire demeure un bon investissement : il "gagne" plus que ce qu'il ne "coûte", et ceci de manière
tangible.
Mais un" grand" patron, ça sert à quoi ?
Ben, à vrai dire, à pas grand chose. Il a finalement peu de prise sur la réalité, sur-entouré de ses directeurs financiers, marketing, production, achats etc, ses avocats, ses coachs..., tous avec
des objectifs et des aspirations contradictoires. Il finit simplement par arbitrer les compromis qui, peut-on penser, se feraient naturellement.
Car contrairement à ce que l'on pense, une entreprise n'a rien de rationnel. La meilleur preuve, c'est qu'elle plombe ses budget en payant un seul type plusieurs millions sans que rien ne le
justifie en matière, donc, de Retour sur investissement, comme un vieil homme entretient une danseuse ingrate.
La principale activité du "grand" patron consiste donc à faire croire qu'il organise des événements qui le dépassent, que ce soit au cours de ses one man show aux réunions d'actionnaires ou
en se faisant cirer les pompes sur TF1. Un grand patron, c'est donc avant tout des réseaux, du charisme, un peu d'entregent, et de jolis costards cravates.
Bref, une image. Une marque. Une construction marketing totale.
Et c'est pour cette raison avant tout, qu'il le voulait, son pognon, Henri. Le concours de celui qui aura la plus grosse, ce n'est pas (simplement) par avidité. Non, c'est pour avant tout
pour
justifier de son utilité.
Plus on est cher, plus on est performant.
Et non l'inverse.
Et là, sur le coup, Henri, il a plus perdu plus que les clopinettes qu'il laisse à Véolia. Il a perdu en crédibilité. Pensez donc, il ne pèse que 1,6 millions d'euro ! Quel naze !
En terme de marque, il est presque passé à un niveau marque de distributeur.
La grosse louse.
Et le tout en serrant les dents. Quel saint homme, cet Henri.