Samedi 28 juin 2008
Vu hier, valse avec Bachir, docu animé (?) israélien d'Ari Folman
C'est un peu éprouvant, parfois déroutant. mais je ne suis pas sûr d'avoir beaucoup plus à en dire.

la difficulté avec les sujets "graves", c'est qu'ils ont tendance a phagocyter son support. Or, là, on donne dans le lourd, puisqu'il s'agit de revenir sur les massacres de Sabra et Chatilla,   vu par un ancien combattant amnésique qui tente, 25 ans après, de recouvrer la mémoire en interrogeant ses anciens camarades de fronts, des psy, des journalistes...

De fait, en plus de la représentation de l'enquête et parallèlement des événements,  les témoignages occupent une plvalse avec bachirace capitale puisque les personnages  sont représentés (sous forme de dessin) en train de raconter leur histoire, leurs doutes et leurs certitudes. Bien que relativement simpliste, le graphisme rend parfaitement compte de leur expression et de leur langage corporel, et surtout de leur personnalité.

Et du coup, on a affaire à un objet un peu hybride, aussi bien dans la forme que sur le fond, entre le documentaire, le dessin animé, l'installation vidéo, la fiction, le témoignage, le récit, les visions d'Israel de 1982 et de 2007, le réquisitoire, l'analyse, le clip...
Il y a de vrais choix de mise en scène, privilégiant l'onirique (ou le cauchemardesque) et le subjectif, ou plutôt l'intime, (et parfois d'infects effets graphiques a la Matrix (heureusement que c'est un dessin animé! ))  qui permettent de supporter  la pression qui monte constamment jusqu'à la fin du film, jusqu'à ce qu'elle devienne presque insoutenable, violente, obscène...
Mais est-ce vraiment le film, les images , qui sont obscènes?


Je ne sais pas trop quoi penser de ce film... un chose est sure, un film dense et puissant comme celui-ci laissent des impressions qui ne s'oublient pas facilement.
Et si Ari Folman venait d'inventer un nouveau mode de représentation du monde et de son absurdité ? en tout cas, il repousse les limites de l'expression via le médium du dessin animé

D'accord cette critique est un poil péteuse et solennelle, je le reconnais. Mais franchement, je n'ai pas pu faire autrement. apparemment, Rue 89 a eu moins de mal a structurer son approche : http://www.rue89.com/2008/05/14/valse-avec-bachir-la-memoire-disrael-en-dessin-anime

Je n'ai pas parlé du graphisme qui est vraiment particulier car il me semble qu'il mélange un tas de techniques et de styles différents...Mais je ne sais pas trop par quel bout prendre ça non plus...

Seul au cinéma, je n'ai pas eu à prendre de bière à la sortie de la salle pour parler du film. j'étais bien content, finalement, de rentrer,seul, à pied chez moi, en ruminant tout ça

C'est bien, aussi, les films qui ne se laissent pas résumer, ni enfermer dans une boite.



Ps Ah oui, j'ai oublié : il faut aller le voir !
publié dans : Cultivons-nous allègrement pour mourir lettrés !
par yoye-2000 commentaires (0)    recommander ajouter un commentaire
Mardi 24 juin 2008

Je suis tombé au pif sur 1 bédé formidable, l'autre jour, à la bibliothèque, puisque je suis tombé sur Bonne Santé, de Charles Masson.. Je m'empresse donc d'en faire la promotion auprès des nombreux lecteurs de ce blougue afin qu'il(s) puisse(nt) juger par eux-même de sa qualité..

Charles Masson Bonne Sante
Apparemment, l'auteur est médecin, et a tiré de son expérience plusieurs petites scènes sur le milieu hospitalier.  C'est donc moins sur la maladie que sur le côté coulisse de l'hôpital que porte le livre.
On s'approche un peu l'auto-fiction (Masson se met en scène en train d'élaborer son livre), mais pas de panique, ce n'est ni chiant, ni nombriliste, ni totalement dénué d'intéret (ce n'est donc pas de l'auto fiction...)

Faussement spontané, le texte, souvent des monologues, prend le pas sur le dessin (certains (textes) sont d'ailleurs hors dessin) et fait, à vrai dire, une grande partie de l'intérêt du bouquin : ce gars là sait vraiment écrire.
Important, aussi, la mise en scène de chacune des histoires, Bonne Santé donne presque l'impression d'être un story board (mais chiadé, hein !), tellement il lorgne vers le cinéma sur certaines pages.

Je suis en train de me rendre compte que ça n'encourage pas vraiment à la lecture, ce que je viens de dire. C'est fâcheux, parce que c'est quand même drôlement bien (bien entendu, il faut être préparé à entendre parler de cancer, de mort, de détresse, même si ça n'est pas le propos du bouquin, et ça va bien au delà )

J'entendais l'autre jour un type à la radio qui remarquait que quant on dit " c'est une vrai bédé", en parlant d'un film ou d'un roman, c'est toujours péjoratif. Et bien, là; c''est un peu le contraire : c'est un vrai film, c'est un vrai roman, mais c'est une bédé.


publié dans : Cultivons-nous allègrement pour mourir lettrés !
par yoye-2000 commentaires (1)    recommander ajouter un commentaire
Vendredi 20 juin 2008

eldorado bouli lanners Vu avant hier, au Katorza,  qui décidément vaut le détour quand ils évitent de perdre leur temps avec des conneries type Indiana Jones, "Eldorado", le chouette film à la poésie (a)bru(p)te de Bouli Lanners.
 
J'y suis allé après avoir vu la bande annonce, je n'ai vu les critiques qu'après... Pour une fois, je suis à peu près en phase avec ce que j'ai lu, notamment celle-ci, qui dit a peu pres tout.
http://www.telerama.fr/cine/film.php?id=345012&onglet=critique

Comme quoi les critiques, c'est souvent mieux en après-vente..

Juste pour dire, donc qu'il faut aller voir Eldorado, que c'est 'achement bien, qu'il y a de drôles de trucs qu'on ne voit généralement pas sûrement car considérés de mauvais goût ou maladroits (en fait, c'est souvent le cas) et qui s'adapte parfaitement au film : les grands travelings, le montage plein d'ellipses, la quasi absence de contexte, la musique à fond les ballons...etc...

En plus, il évite les belgitudes qui aurait pu faire un fond de commerce un poil facile. .

Au final, la bande annonce s'avère un peu trompeuse. Elle donne un peu l'impression d'une sympathique resucée des Frères Cohen, avec ces gueules pas possible et ces situations improbables... Il y a un peu de ça, mais c'est surtout un film  qui a des choses à dire et qui sait capter  et retranscrire les émotions.
Bref, un vrai chouette film, j'vous dis.

Desplechin ferait bien d''aller le voir, tiens, ça lui apprendrait peut être des trucs...


 

Bref; finalement, celui qui en parle le mieux, du film, c'est bien le réalisateur :

publié dans : Cultivons-nous allègrement pour mourir lettrés !
par yoye-2000 commentaires (0)    recommander ajouter un commentaire
Jeudi 12 juin 2008
vu hier, "un conte de noel." le dernier Desplechin,

Avec Catherine Deneuve dans le rôle de Catherine Deneuve et Mathieu Amalric dans le rôle de Mathieu Amalric, et tout un tas d'autres vraiment bien...

bon, l'histoire est complexe, d'autres l'ont fait mieux que moi, on va pas revenir dessus.

Encore une fois, la magie de Desplechin opère. On ressort de la salle la tête pleine de questions entétantes :
Qu'a t-il voulu dire ? Y a t-il un but narratif, sociologique, esthétique... ? Mais alors le(s)quel(s) ? Pourquoi confond il encore à son âge faire un film et "Question pour un champion" (pourquoi ce besoin impératif de faire étalage de sa culture et de ses références) ? Suis-je le seul à être complètement imperméable à son blabla ?  Dans quel monde  vit-il  ? (une famille composée d'une médaille field, d'une auteur de théatre à succès, d'un artiste peintre, d'un DJ, d'un teinturier amateur de jazz et de Nietzsche ( dans le texte selbstverständlich).. lui parait-elle crédible?) ? a t-il obtenu le prix Sacha Guitry 2008 en truffant son film d'aphorismes spirituels et bien troussés (qui constituent surtout une caisse de résonance supplémentaire à un film déjà suffisamment creux) ? Est ce qu'il a conscience que le cinéma, ce n'est pas du théâtre filmé ? Quelqu'un peut il m'expliquer l'intérêt de ce film?

Finalement, la seule vraie question est : pourquoi j'y suis allé ? je sais bien pourtant que je ne supporte pas ! (saloperie de Masque et la Plume)

Ceci dit, la tendance est bonne : c'est plutôt moins bavard et pédant que le reste. Il y a même des chouettes scènes qui valent le détour (le feu d'artifice, le face à face de la mère et du fils dans le jardin...). A vrai dire, c'est même la majorité -même si elles sont largement compensées par d'autres complètement affligeantes (le DJ, la leçon de math..). 
Il y a aussi Roubaix qui s'en tire pas mal, quand parfois il nous laisse un peu dehors... S'il sortait plus de sa bulle, il arriverait peut être à nous faire un film (potable) ?.

publié dans : Cultivons-nous allègrement pour mourir lettrés !
par yoye-2000 commentaires (1)    recommander ajouter un commentaire
Jeudi 22 mai 2008


vu sur le ouebe, qui est décidément un merveilleuse panorama donnant sur les pus merveilleux paysages du monde...
cette petite installation d'un type qui l'air éminemment sympathique du nom de Ondrez Brody

 

ondrez brody dog carpets
ondrez brody dog carpets
ondrez brody dog carpets

Ca s'appelle Dog carpets
Que les amis des animaux se rassurent ! ce sont de vrais chiens, mais ils ont été tués avant.


bref, une petite photo de l'artiste pour conclure. Éminemment sympathique, j'vous dis!


publié dans : Cultivons-nous allègrement pour mourir lettrés !
par yoye-2000 commentaires (0)    recommander ajouter un commentaire
Samedi 17 mai 2008

Vu hier, au Lieu Unique : le toujours formidable; même quand il n'est pas formidable, Bashung. Fringué comme un mafiosi retraité en goguette (type ceux que l'on voit dans ghost dog de Jarmush, pour qui a vu) , et a mi-chemin Leonard  Cohen et le Monsieur Burns des Simpson, Bashung a livré un concert sans grande surprise, ni bonne, ni mauvaise. Et finalement, c'est déjà pas mal.
Bon, c'est vrai qu'il aurait pu en faire une ou deux de "l'Imprudence" ou what's in the bird" (et se calmer un peu sur son harmonica), mais bon, on ne va pas se plaindre (déjà, il nous a épargné les 2 reprises foireuses de son derniere album et sa pouf..)

Quelques photos, histoire de dire que j'y étais vraiment.
carrément moins bonnes que le concert, du coup (et de surcroît passablement floues...)
Bashung au lieu unique nantes 2008

Bashung au lieu unique nantes 2008
Bashung au lieu unique nantes 2008
publié dans : Cultivons-nous allègrement pour mourir lettrés !
par yoye-2000 commentaires (0)    recommander ajouter un commentaire
Mercredi 7 mai 2008
...mais moi, je le vis pas bien"
pas de Camus ni d'Etranger, hier donc au LU, mais l'adaptation d'un roman de Jeroen Brouwers, Rouge décanté (bezonken Rood, en hollandais)

En gros,un homme d'une quarantaine d'année venant d'apprendre la mort de sa mère se lance dans un monologue enfiévré et délirant autour des 2 ans passés dans un camp de concentration japonais à Batavia (devenue depuis Djakara*). Partant de là, on se doute qu'il va falloir profiter des opportunités de rigoler (s'il y en a) parce qu'il ne va pas y en avoir beaucoup.

Quand on entre dans la salle, l'acteur (Dirk Roofthooft**)  est assis sur la scène, se grattant soigneusement les durillons de pieds en attendant que s'installent les spectateurs.
Aie ! En plus, ça va être conceptuel. On s'apprête donc à passer quelques sales quarts d'heure à haute aspiration culturelle.
On n'est pas déçu.
On imagine les problématiques soulevées par un tel contexte : la torture, la mort des proches, le sadisme de l'enfance, survivre après les expériences extrêmes, l'enfantement, la recherche jamais assouvie d'un  absolu introuvable, les femmes, la difficulté à assumer, la mort, la solitude, etc.... plus quelques obsessions anecdotiques dont on comprend tout le poids à mesure que se déroule la pièce (les durillons de pieds, donc, mais aussi les
rouge decante photo Brigitte ENGUERAND
mouches, les grenouilles, les pilules...).
Bref, que du lourd.

Le texte, à la fois sec et fantasmagorique, truffé d'aphorismes, ne lésine pas sur le pathos et le tragique. Donc, on se demande s'il fallait  en rajouter deux-trois tonnes supplémentaires avec certains trucs de mise en scène au mieux superflus (par exemple une inutile scène de branlette frénétique ou l'agaçant bip-bip d'un minuteur placé sur scène signalant au personnage qu'il doit prendre ses pilules ('il ne va pas bien, on vous dit, c'est pour ça qu'il prend des pillules) .

rouge decante photo Brigitte ENGUERAND
Bien entendu,  il y avait aussi quelques installations vidéo. Là, on aurait pu craindre le pire. Et bien non : pas de gros plan de vagins ensanglantés, d'incendies, de scènes de torture, ou de plan fixe interminable sur Djakarta ou le visage de l'acteur (enfin bon tout ce genre de trucs un peu avant gardiste depuis 50 ans qu'on voit généralement pour marquer qu'on est en présence d'une oeuvre d'art),  mais plutôt  quelques effets qui  soulignentle propos  (pour être honnête : et surtout permettent de sortir de sa torpeur).

Destiné donc à un public averti, (dont, à vrai dire, je ne suis pas sûr de faire partie) et bien reposé. De fait, j'ai le sentiment d'avoir loupé beaucoup entre quelques moments de profonde tension (et attention). Je n'avais pas l'impression d'être le seul dans ce cas là. C'était manifestement un peu trop dense pour un mardi soir dans une salle moite***.
Et à la fin, comme dans tous ce type de spectacles  dont on sait qu'il faudrait le rentabiliser en en tirant quelques phrases bien senties de retour à la maison, on se demande pourquoi certains se lancent dans une standing ovation : est ce parce qu'ils ont vraiment aimé, ou parce que ces saloperies de sièges collent vraiment au cul quand il fait chaud et que ça fait du  bien de se lever?

*        L'homme étant hollandais, l'Indonésie étant jusqu'à la fin de la guerre une colonie hollandaise
**      Qui est très bien, lui, et tout semble contribuer à servir la folie froide du personnage que ça soit son très léger accent ou ses bafouillements et hésitations (travaillées ou pas, elles marchent à plein)
***    Au bout d'une heure, on a entendu un brouhaha sur un côté de l'estrade. Une femme s'est évanouie. L'acteur s'est arrêté, des spectateurs l'ont portée en dehors, discrètement. tout avait l'air si naturel qu'on se demandait si ça n'était pas inclus dans le spectacle...  Apparemment non, mais qui sait ?
en tout cas, tous les porteurs ne sont pas revenus. il y en a qui ont profité de la combine.



pour une présentation complète...
http://www.theatre-contemporain.net/spectacles/Rouge-decante/ensavoirplus/
pour un avis d'amateur...
http://www.festivalier.net/article-3352576.html
et la critique de libé
http://www.liberation.fr/dossiers/avignon2006/critiques/194800.FR.php
publié dans : Cultivons-nous allègrement pour mourir lettrés !
par yoye-2000 commentaires (0)    recommander ajouter un commentaire
Jeudi 24 avril 2008
Vu hier, un film pas très connu, dont la jaquette austère et un commentaire (puisque l'on parle ici d'un dévédé...) nous avertissent bien que nous sommes là en présence d'un chef d'oeuvre.
L'homme au crâne rasé (De Man die zijn haar kort liet knippen, en version originale (flamand)) est donc le film qui a
l'homme au crane rasé
marqué dans les années 60 le renouveau du cinéma belge, qui, comme tout le monde peut le constater, à part "C'est arrivé près de chez vous" et la filmographie des frères Dardenne (encore que...), s'exporte beaucoup moins bien que la BD, la chansonnette, ou la binouze.


Bref, que dire de ce film... en vrac, quelques impressions, en quelques mots,  le centre du film est la schizophrénie (je vois la vie en double, en triple...., soliloque le personnage principal à la fin) et le rève eveillé. Au point de vue esthétique, la lumière et la photo sont superbes (par exemple les scènes d'intérieur dans les couloirs).
Par contre, c'est un poil surjoué de temps en temps, et les monologues intérieurs  peuvent rendre le tout indigeste. En fait le film vaut vraiment pour certaines scènes, notamment celle du coiffeur ou de l'autopsie.

Ceci posé, c'est peu dur à décrire si on ne veut pas faire fuir tout le monde. Le noir et blanc, les silences et le discours dense, l'atmosphère trouble, les lorgnages appuyés vers la métaphysique,  les ellipses, en font un espèce de croisement contre nature entre la quatrième dimension et le nouveau roman (c'est plus une intuition qu'un point de vue argumenté)
Un avis un peu plus expert sur la question nous dit, à propos du film (sur http://www.dvdclassik.com/Critiques/homme-crane-rase-delvaux.htm) "Delvaux livre un film neurasthénique et nerveux. La beauté vivace de L’homme au crâne rasé est à combustion lente. Le film vous laisse sur le carreau, au bord de la route, perplexe. Une semaine plus tard, il vous hante encore, et toujours… ". J'aurais pas dit mieux !
Voir aussi http://www.devildead.com/indexfilm.php3?FilmID=1162 pour un autre point de vue.

Chef d'oeuvre, ça se discute, c'est sûr, En tout cas, le film n'est pas aussi chiant que ce que les lignes précédentes pourrait le laisser supposer (ça l'est quand même un peu, on se rassure) et il ne constitue pas forcément un mauvais choix à faire à la médiathèque (mais il faut être un peu dans l'ambiance, et avoir le cerveau disponible pour ça et pas le coca...).


Reste la question de titre... et bien, je ne sais toujours pas où elle siège, moi, l'âme de Franny Veen...
publié dans : Cultivons-nous allègrement pour mourir lettrés !
par yoye-2000 commentaires (0)    recommander ajouter un commentaire
Vendredi 18 avril 2008
Vu, hier, à la télévision française, les Innocents sur Arte, puis Rollerball, sur la chaîne suivante (direct 8)

Pour résumer rapidement ces deux chefs d'oeuvre :
les innocents cause de Mai 68, d'Art, d'inceste, le tout dans une ambiance à la fois gentiment intanétchonôle [,int' næ∫nl]  et péteuse.
Rollerball lui, n'a pas ces prétentions, puisqu'il se limite à une simple resucée du thème du sport extrême mi gladiateur mi foot dans un univers vaguement science fiction
et de la révolte du héros prométhéen  contre une mécanique implacable (à noter par ailleurs que la véritable performance est de nous faire croiire qu'il a été réalisé en 1987, alors qu'il date de 2002 ; (apparemment, c'est un remake d'un film du même nom de 1975, qui a surement/peut-être au moins le charme un peu désuet des films d'anticipation)

Ne pouvant déterminer lequel était le plus navrant, je me suis dit qu'une approche statistique serait la plus convaincante

Soulignons que l'enquête a été réalisée dans les plus strictes conditions scientifiques : conditions de visions très peu attentives, sujet rarement devant la télé, et exécutant  1,2,3 voire 4 actions parallèles ; aucun des deux films vu jusqu'à la fin.

 

les innocents

Rollerball

grosses bagnoles
0
++
Nichons
++
+
pédantisme et
boursouflure
++
0
blabla
+++
+
brushings
0
+
morceaux des années 60 complètement convenus
(genre doors, Joplin...)
+++
0
Heavy metal crétin
0
+++
costumes moulants rouges
0
++
cascades moto
0
+++
nombrilisme
+++
0
ménage à 3
+++
0
présence de Jean Reno en magnant russe psychopathe
0
+++
poils pubiens
++
0
sang sur les murs
0
+

BILAN
   
Crédibilité
0
0
Intérêt
0
0

On me dira : mais alors pourquoi regarder ?
Et là, je n'ai pas de réponse... pas plus que pour "dans ces cas-là, quel intérêt de perdre son temps à écrire là dessus avec une pseudo enquête scientifique à la con dans un blougue dont tout le monde se fout?"

voila qui me plonge moi même dans des abîmes de perplexité...
publié dans : Cultivons-nous allègrement pour mourir lettrés !
par yoye-2000 commentaires (0)    recommander ajouter un commentaire
Samedi 12 avril 2008
Vu hier, au Pannonica, Francis et ses peintres. Bon, pas l'ultime expérience Jaze, mais plus qu'honnete : ça gagnerait peut être à un plus de maturité (mais c'était leur premier concert, on ne peut leur en vouloir de ne pas être pleinement à l'aise et libres avec les morceaux)
A écouter  sur http://www.fripoche.com/.
A noter la participation de Philippe Katerine (avec un "K", comme l'aede vendéen, et non un "C", comme le guitariste belge) au disque (la paloma), avec une très jolie reprise "du douanier Rousseau" (apparemment pas disponilble sur le ouebe, et c'est bien dommage, car elle a le potentiel d'un tube de fin de soirée).

Tout ça découvert sur une chouette radio du coin, au nom aussi con que la programmation interessante, JET FM. http://www.jetfm.asso.fr/0708/

bon voila, C'était la petite chronique culture du trimestre
publié dans : Cultivons-nous allègrement pour mourir lettrés !
par yoye-2000 commentaires (0)    recommander ajouter un commentaire
Blog : Décoration sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus