Jeudi 5 novembre 2009
Je ne t'en ai pas encore entretenu, lecteur, et c'est bien dommage : Car figure-toi que la semaine dernière, Moumoune2000 et moi-même avons fait de la culture. Et pas n'importe quoi : Pierre
Bastien suivi de Berliner Ring.
Pierre Bastien, on connaît un peu : en vrac (et sans aucune prétention à l'exactitude) du génial petit bricolage qui, de manière tout à fait improbable, accouche d'étranges berceuses mécaniques et profondément ludiques. (le tout visible sur grand écran, ce qui donne un peu l'impression de se balader dans un Disneyland sonore).
http://www.pierrebastien.com/
Berliner Ring, c'est nettement plus pointu (déjà que bon, Pierre Bastien, c'est pas non plus Britney Spear). Il faut bien le reconnaître, 4 types qui tritouillent des boutons sur des machines style cosmos 1999 entre 2 solos de thérémines, ben, c'est tout de même un peu aride, et, au final, ça fait un peu le même effet qu'un après-midi chez mamie.
http://www.myspace.com/berlinerring
D'où l'intérêt, parfois, surtout quand on va au LU, de se mettre sur le bord des rangées, histoire de pouvoir s'éclipser discrétement. Et, ça, Moumoune 2000 l'avait oublié...
Pour les amateurs de Thérémine, plein de vidéos sur le net!
http://www.dailymotion.com/video/xemlj_zelda-theremine_music
On peut même apprendre à en faire un !
http://www.joost.com/33dil5q/t/Systm-Make-Electricity-Sing-Build-a-Theramin
Pierre Bastien, on connaît un peu : en vrac (et sans aucune prétention à l'exactitude) du génial petit bricolage qui, de manière tout à fait improbable, accouche d'étranges berceuses mécaniques et profondément ludiques. (le tout visible sur grand écran, ce qui donne un peu l'impression de se balader dans un Disneyland sonore).
http://www.pierrebastien.com/
Berliner Ring, c'est nettement plus pointu (déjà que bon, Pierre Bastien, c'est pas non plus Britney Spear). Il faut bien le reconnaître, 4 types qui tritouillent des boutons sur des machines style cosmos 1999 entre 2 solos de thérémines, ben, c'est tout de même un peu aride, et, au final, ça fait un peu le même effet qu'un après-midi chez mamie.
http://www.myspace.com/berlinerring
D'où l'intérêt, parfois, surtout quand on va au LU, de se mettre sur le bord des rangées, histoire de pouvoir s'éclipser discrétement. Et, ça, Moumoune 2000 l'avait oublié...
Pour les amateurs de Thérémine, plein de vidéos sur le net!
http://www.dailymotion.com/video/xemlj_zelda-theremine_music
On peut même apprendre à en faire un !
http://www.joost.com/33dil5q/t/Systm-Make-Electricity-Sing-Build-a-Theramin
Bref, on connait ‘l’histoire’, maintenant : en 1913, un microcosme paysan voit sa rigide vie protestante et agreste bouleversée par une série d'accidents mystérieux. Enfin…
bouleversée, par vraiment. Disons plutôt mise en perspective, car de mystère, il n'y a point. Pas de fantastique, ou de recherche de coupable, à peine si le lien est fait entre les différents
événements.
Grande puissance de
la mise en scène.
Tiens, d'ailleurs, c'est justement le narrateur. Celui dont la voix éraillée de
vieillard nous conte ces événements en off. Une voix qui a certainement connu toutes les horreurs du siècle. Une voix qui prévient d'ailleurs au début du film que ces événements expliquent peut
être un peu ce qui s'est passé ensuite (III Reich, etc, etc....).
Pour faire (pas) simple -puisque les
films malins ont pour particularité de ne pouvoir vraiment être résumé à moins de vouloir en savater l’intérêt auprès de son interlocuteur-, "Rien de personnel" est divisé en trois parties
correspondant chacune à trois "focales" différentes d’une même situation. De fait, chacune de ses approches dévoilera des choses passées inaperçues auparavant....
Sauf qu'a la différence de ces deux derniers, cités pas vraiment au hasard, il se remet radicalement en question à chaque fois.
De manière remarquable d'ailleurs. Parce qu'il ne se "contente" pas de faire un film de "genre" avec une touche personnelle -fût elle géniale et permettant de revisiter complètement "le genre",
comme l’a fait (bien sûr) Kubrick.
Avec tout un tas d'acteurs formidab' :
Accompagné d'un batteur délirant (Philippe Garcia) et de Sly Johnson (Human Beat Box, chanteur
de soul un peu énervante et showman impeccable, (on avait l'impression que c'était Truffaz qui l'accompagnait)), Truffaz a mis à genoux une salle qui lui était il est vrai acquise. Épatant, ce
type.
