Lundi 9 novembre 2009
Moi, la "chute du mur", m'en souviens pas. Le 9 novembre 1989, quand "le mur" est tombé (allez bing, y'en a partout !), il y a fort à parier que j'étais en train de m'éclater des boutons d'acné,
parmi les plus avouables -sur un blougue d'une telle affluence que celui-ci- de mes occupations adolescentes.
Autant le dire que la portée historique de la chose m'a globalement échappée.
Est-ce grave, docteur?
Et bien non.
A cet égard, le parcours d'Angela Merkel(1) est singulièrement édifiant.
En effet, celle qui n'était alors qu'une obscure physicienne
est passée complètement à côté du jour historique : comme "tous les jeudi", elle a préféré s'adonner à ses ablutions hebdomadaires au sauna avant de s'accorder une Bierchen. Mais pas deux
! Un suppo et au pieu, la brave dame a une conférence scientifique en Pologne à préparer (youpi!). Sur le chemin du retour, elle se fait néanmoins happer par la foule et se retrouve brièvement à
l'ouest, avant d'aller enfin se coucher fort tard pour qui doit préparer un exposé.
Et, d'ailleurs, les jours suivants, alors que des petits malins commencent déjà à vendre des morceaux du mur au prix de l'or et que résonnent à l'ouest les premiers accords du formidable "wind of change", Frau Merkel... Ben... elle continue à préparer son exposé(2).
20 ans après...
Et bien l'histoire ne dit pas si elle a réussi son exposé, ou même si elle l'a présenté (avec tout le temps qu'elle y a passé, ca serait tout de même rageant), mais ce qui est avéré, c'est qu'elle est maintenant chancelière et "femme la plus puissante du monde".
Ceci n'offre t-il pas une lueur d'espoir particulièrement chaude et éclairante pour tous les tocards de la terre ?
Quand je songe au nombre d'occasions que j'ai foirées pour des raisons obscures et absolument sans fondement, je me dis que si mon destin prend le même tour que celui d'Angela, il y a de quoi être raisonnablement optimiste pour l'avenir !
Voila qui est réjouissant !
http://www.lemonde.fr/europe/article/2009/11/06/la-nuit-historique-ou-la-jeune-allemande-de-l-est-angela-merkel-regardait-la-television_1263660_3214.html
(1) bon et j'en profite, sans vouloir me la péter avec mon extraordinaire maîtrise de la langue de Tokio Hotel, pour m'agacer un peu contre ces abrutis de journalistes qui prononcent "Angela" comme le feraient les Rolling Stones.
Plusieurs années d'études, des prétentions à être mieux informés que les autres, et même pas foutu de prononcer à peu près correctement un nom allemand, ben, moi, personnellement, je trouve que ça peut laisser dubitatif quant à la qualité du reste de leur travail. Parce que s'ils recoupent toutes leurs sources de la même manière....
(2) C'est bête, si elle avait été plus dégourdie, la Angela, elle aurait peut-être croisé avec 20 ans d'avance notre DG avec Fillon et Juppé, qui justement passaient par là, apprend-on sur sa page fessebouc.
Quoiqu'apparemment, il n'y avait pas grand risque...
http://droite.blogs.liberation.fr/alain_auffray/2009/11/mur-de-berlin-sarko-refait-lhistoire-sur-facebook.html
En même temps, on imagine la déception des (est)-berlinois : ils passent à l'ouest et ils tombent sur quoi ??!! la fine fleur de notre vie politique nationale. Sûr que dans ces cas là, ils n'auraient jamais voulu détruire le mur.
Autant le dire que la portée historique de la chose m'a globalement échappée.
Est-ce grave, docteur?
Et bien non.
A cet égard, le parcours d'Angela Merkel(1) est singulièrement édifiant.
En effet, celle qui n'était alors qu'une obscure physicienne
est passée complètement à côté du jour historique : comme "tous les jeudi", elle a préféré s'adonner à ses ablutions hebdomadaires au sauna avant de s'accorder une Bierchen. Mais pas deux
! Un suppo et au pieu, la brave dame a une conférence scientifique en Pologne à préparer (youpi!). Sur le chemin du retour, elle se fait néanmoins happer par la foule et se retrouve brièvement à
l'ouest, avant d'aller enfin se coucher fort tard pour qui doit préparer un exposé.Et, d'ailleurs, les jours suivants, alors que des petits malins commencent déjà à vendre des morceaux du mur au prix de l'or et que résonnent à l'ouest les premiers accords du formidable "wind of change", Frau Merkel... Ben... elle continue à préparer son exposé(2).
20 ans après...
Et bien l'histoire ne dit pas si elle a réussi son exposé, ou même si elle l'a présenté (avec tout le temps qu'elle y a passé, ca serait tout de même rageant), mais ce qui est avéré, c'est qu'elle est maintenant chancelière et "femme la plus puissante du monde".
Ceci n'offre t-il pas une lueur d'espoir particulièrement chaude et éclairante pour tous les tocards de la terre ?
Quand je songe au nombre d'occasions que j'ai foirées pour des raisons obscures et absolument sans fondement, je me dis que si mon destin prend le même tour que celui d'Angela, il y a de quoi être raisonnablement optimiste pour l'avenir !
Voila qui est réjouissant !
http://www.lemonde.fr/europe/article/2009/11/06/la-nuit-historique-ou-la-jeune-allemande-de-l-est-angela-merkel-regardait-la-television_1263660_3214.html
(1) bon et j'en profite, sans vouloir me la péter avec mon extraordinaire maîtrise de la langue de Tokio Hotel, pour m'agacer un peu contre ces abrutis de journalistes qui prononcent "Angela" comme le feraient les Rolling Stones.
Plusieurs années d'études, des prétentions à être mieux informés que les autres, et même pas foutu de prononcer à peu près correctement un nom allemand, ben, moi, personnellement, je trouve que ça peut laisser dubitatif quant à la qualité du reste de leur travail. Parce que s'ils recoupent toutes leurs sources de la même manière....
(2) C'est bête, si elle avait été plus dégourdie, la Angela, elle aurait peut-être croisé avec 20 ans d'avance notre DG avec Fillon et Juppé, qui justement passaient par là, apprend-on sur sa page fessebouc.
Quoiqu'apparemment, il n'y avait pas grand risque...
http://droite.blogs.liberation.fr/alain_auffray/2009/11/mur-de-berlin-sarko-refait-lhistoire-sur-facebook.html
En même temps, on imagine la déception des (est)-berlinois : ils passent à l'ouest et ils tombent sur quoi ??!! la fine fleur de notre vie politique nationale. Sûr que dans ces cas là, ils n'auraient jamais voulu détruire le mur.

vilain vilain mot qui commence par un "pu" et finit par un "tain", mot que son papa peut effectivement avoir prononcé fortuitement en sa présence.
