Auch im Kino...

Publié le par yoye2000


Vu récemment, deux films de la "nouvelle vague allemande"

(En gros après 15-20 ans de kolossales débilités globalement inexportables et grossièrement inspirées du cinéma commercial US, nos voisins d'outre-Rhin, comme ont dit à la radio quand on a déjà dit "allemands" la phrase d'avant, se sont mis à faire des choses à peu plus élaborées, dont la partie "Art et Essais" est devenue (en France) "la nouvelle vague")

Évidemment, je reconnais qu'il est un peu léger de rapprocher deux films sous prétexte qu'ils viennent du même pays. Sauf qu'il n'y a pas que ça : même économie de moyens, de lieu et de personnages, même volonté de se plonger dans le réel, même goût pour la psychologie un chouia de bazar, Jerichow et Ping-Pong tournent aussi autour du même thème, celui du triangle :

http://images.allocine.fr/r_160_214/b_1_cfd7e1/medias/nmedia/18/67/32/23/19082107.jpg

Jerichow, de Christian Petzöl, qui, si je me rappelle bien avait eu une critique tout à fait décente quand il est sorti, revisite le triangle amoureux, en jouant un peu avec les codes (le mari est un nabab turc du kebab au nord de l'Allemagne de l'est, l'amant est un allemand de souche en voie de clochardisation). Le thème est casse-gueule. Et malgré des personnages torturés et ambigus, rien ne renouvelle vraiment le genre. On reste déçu.

http://www.excessif.com/cinema/critique-jerichow-4708754-760.html

 

 

 

 

http://www.cinemovies.fr/images/data/affiches/Paff2126056957.jpgPlus intéressant peut-être est Ping-pong : Le triangle a là une forme un peu plus complexe entre le fils, la mère, et le cousin (qui finit par coucher avec la mère, même si ce n'est pas non plus le centre du film entre aussi un père mort (celui du cousin) et un autre absent). L'ambiance est plus trouble, tout en évitant le piège de donner complètement le malsain. Du coup, le film fonctionne vraiment, même s'il traîne quelques grosses casseroles.

 On en parle bien et longuement ici :

http://www.objectif-cinema.com/spip.php?article4463

 

 

 

Après avoir vu ces deux films, je me suis demandé ce qu'aurait pu devenir les mêmes scénarios fait par un réalisateur français de base : Cris, scènes de baises bestiales dans la cuisine et grosse pipe dans la salle de bain, ouverture de veines à gogo, baffes et passage à tabac, dégueulis d'alcool et prise de coke...

Heureusement, ici, on nous épargne ça. Et rien que ça, ben finalement, ça change un peu tout.

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