Robin pas encore des Bois

Publié le par yoye2000

Après Adèle, après Alice : Robin.

Celui-là même dit "des bois".

De plus en plus mainestrime, ce blougue.

C'est vrai, même si ce choix blockbusterien est avant tout redevable à gros plantage à la lecture calendrier de programmation : l'"arnacoeur" en aura fait les frais, et pas forcément à regret, parce que finalement, ben, il se laissait regarder, ce gros pudding...

Ca commence même plutôt pas mal, quand Robin,  peigne-cul mal dégrossi parmi les peigne-culs mal dégrossis d'une armée plus ou moins laissée à l'abandon, émerge et que le personnage se crée...  Et puis c'est gentillement ripoliné pour ne pas faire trop redite avec les innombrables prédécesseurs : le personnage titre s'avère être est un humaniste musulmans-friendly (c'est bien, ça, la tolérance..), Lady Marianne est une proto féministe extraordinairement démago mais peu énervante, Richard Coeur de Lion casse sa pipe tout de suite (rendant problématique un Robin des bois II, mais bon, c'est pas mes oignons...), et le sus-cité Robin qui évite de trop la ramener trop avec son arc et ses flèches....Ah oui, j'allais oublier ! c'est l'histoire de Robin avant "des Bois", ce qui rajoute quand même un petit d'intérêt scénaristique (minime, certes, mais on ne va pas chipoter..)

Pour faire tenir le tout, bien sûr, il y a les méchants : le Prince Jean, même tronche de cake que d'habitude, mais sympathique, surtout en comparaison du vrai gros affreux, un traître à la tronche d'Oncle Fester jeune totalement vendu aux français.

Parce qu'il faut bien le reconnaître, les Villains ont ici des calbuts tricolores ! Au mépris de toute vérité historique, d'ailleurs !

Car ce film est un monument de propagande de l'Antifrance. Mais que fait Lionel Lucas???

http://www.rue89.com/2010/05/04/les-films-sur-la-guerre-dalgerie-anti-francais-150168-0

Mais point de chauvinisme, ça gâcherait toute la suite des chouettes petites aventures de Robin : Robin et ses potes (Petit Jean, Frère Tuck..), Robin a l'idée de la Magna Carta, Robin tape la bise à Aliénor D'Aquitaine... tout ceci nous menant tranquillement (très très tranquillement, même : 2h20 !) au "Le Jour le plus long II, le retour : débarquement à Hasting"  fastieusement grotesque mais au final pas déplaisant.

Un peu comme le film, en somme.

Robin des bois (épisode 1) un film américain finement résumé par Moumoune2000 "Si tu aimes ce genre de films, c'est pas mal. Mais bon, faut aimer ce genre de films..."

Commenter cet article