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Crash, de David Cronenberg, pose un certain nombre de questions - esthétiques et, n'ayons pas peur des mots, philosophiques- primordiales.
- La provocation est-elle un sujet en soi ?
- Peut-on conduire tout en faisant sa paperasse ?
- Peut-on complètement s'affranchir des contraintes de l'histoire et se contenter de ressasser les mêmes thèmes sans pour autant trouver sa place au panthéon des couillonades
expérimentales?
- Doit-on, dès que l'on est au volant, carresser vigoureusement l'entrejambe de son/sa passager(e) ?
- Est on toujours condamner à échouer à retranscrire 'l'ambiance' d'un roman ?
- Un film ayant la subtilité d'un tracto pelle peut-il obtenir un succès critique?
- Tout ce qui était reconnu comme puissant puissant et audacieux quelques années auparavant est-il condamné à paraitre après coup totalement ringard, un peu comme le papier-peint défraîchi chez tatie Janine?
- Eros Thanatos gningningnin.. Certes, mais encore ?
- Comment un cinéaste reconnu, un poil surévalué certes (Existenz, An history of violence...) mais ayant néanmoins à son actif un certain nombre de réussites (Spider, Faux-semblant..) peut il s'embourber à ce point dans son sujet?
- Doit on regarder jusqu'à la fin un film qui vous laisse au mieux totalement indifférent rien que pour faire un critique incendiaire et universelle ignorée dans un blogue tout aussi universellement ignoré?
- ...Ou suis-je décidément un vieux con ?
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Ca c'est gentil aussi.
Par contre pfffvvu. Non décidément. Une grosse beaudruche arty, c'est tout ce que j'y vois. Mais bon après, ça ce discute, j'imagine. En avez vous causé un jour?
Merci pour votre délicate intervention, Roger Pierre 53 !
Merci aussi pour ce formidable jeu de mots. Au moins 10 sur l'échelle de Roucas !
Admirable !