Le questionnaire cinéma crétin de Yoye2000 (et des vacances) (et de deux) !

Publié le par yoye2000

Deuxième partie de mon questionnaire cinéma à moi sur mesure

 

Le(s) film(s) vu(s) complètement par hasard et devenu(s) complètement culte ensuite?

http://www.scifi-universe.com/upload/galeries/abominable/les_diables_01.jpg

Les diables (Ken Russell, 1971), miraculeusement jailli d'une séance de zappage effrénée (façon de parler : 6 chaines à l'époque) ,

ou -association d'idées, car pas grand chose à voir- vu plus ou moins à la même période sur arte, le beaucoup moins baroque "les damnés" (Luciano Visconti, 1969).

 

 

Le(s) film(s) que vous êtes promis de ne jamais revoir bien que (ou justement parce que) vous l'ayez adoré ?

La comédie de Dieu (João César Monteiro, 1995).
J'ai tenté depuis d'autres Monteiro et le charme fugace (façon de parler : presque 3 heures !) n'est jamais réapparu...

Quant à Breaking the waves (Lars Von Trier, 1996), j'étais tellement chahuté en sortant que j'ai abordé les nanas devant moi pensant qu'elles avaient assisté à la même projection. Perdu ! Elle sortait de quelque bouse américaine.
Déçu et désarçonné, je me suis éloigné sans un mot en courant presque. Bilan, je suis complètement passé à côté d'un fort improbable plan drague mais pas d'une opportunité de passer pour un débile léger.

J'ai comme qui dirait l'impression que, 15 ans après, le film ne me ferait pas le même effet...

 

Le(s) film(s) que vous avez revu en dépit de la promesse que vous vous étiez faites de ne jamais le(s) revoir?

Les 2 anglaises et le continent (François Truffaut, 1972) ; la deuxième vision, il y a quelques mois, s'est soldée par un gros dodo au bout d'une demi-heure.

Ceci dit, les promesses sont avant tout faites pour être brisées :  Ainsi, même après l'avoir revu, je suis toujours fan du psychédélisme austère d'Aguirre, la colère de dieu (Werner Herzog, 1972 itou)

 

Le(s) film(s) que vous avez adoré(s) (pour découvrir ensuite qu'il n'aurait fallu le(s) voir qu'une fois) ? 

Lucia y el sexoA sa sortie,  j'avais été complètement conquis par l'onirisme érotique de Lucia y el sexo (Julio Médem, 2001), impression de doux mystère renforcée par le fait que le film était en VO (langue que je ne parle guère au delà de "uno/dos/tres... Cañas por favor") sans sous-titre (pour cause, c'était à Barcelone) et avec une légère gueule de bois.

Il faut croire qu'il y avait là tous les éléments d'une alchimie qui transformait les citrouilles en carrosse.

Je me faisais une joie de revoir le film et de me replonger dans la chaleur de cet été tout en caressant (des yeux) l'ensorcelante Paz Vega.

Je me suis retrouvé avec un citrouille.

 

Le(s) film(s)  que vous aviez detesté la première fois puis adoré à la seconde 

http://www.new-video.de/pic06/diebitterentraenenderp.jpgLa première fois que je suis allé voir Les larmes amères de Petra Von Kant (RW Fassbinder, 1972), au cours d'un festival gay et lesbien, j'ai cru mourir; soit d'ennui, soit de trop étouffer mes rires devant cette caricature datée de film d'avant-garde.

Bravache, j'avais essayé plus tard, avec des impressions tout à fait inverses. Comme quoi...

Pas trop envie par contre de réessayer pour vérifier que ça marche à nouveau dans l'autre sens.    

 

Les film(s) que vous avez vous vu 1000 fois et que pourriez vous revoir 1000 fois sans jamais être déçu (en dépit d'un peut-être léger sentiment de lassitude ?)

http://www.gossipgamers.com/wp-content/uploads/2009/06/10-8-08-spinal-tap.jpgMajoritairement du super consensuel parfaitement intégré à mon habitus de trentenaire blanc ayant fait de longues études dilatoires. Par exemple :

Big Lebowsky (Les frères Coen, 1998),

Spinal Tap (Rob Reiner, 1984),

c'est arrivé près de chez vous (Rémy Belvaux, André Bonzel, Benoît Poelvoorde, 1992),

Le bon, la brute et le truand (Sergio Leone, 1966)

....

 

Les films devant lesquels vous vous êtes endormi pour une raison inexplicable ?

Kippour (Amos Gittaï, 2000) , Eternal Sunshine of the spotless mind (Michel Gondry, 2004)

Sans raison, j'vous dis ! Car j'ai vu bien pier

 

Les films devant lesquels vous ne vous êtes pas endormi pour une raison inexplicable ?  

Je rentre à la maison (Monoel de oleivera, 2001), le seul que j'ai tenté au cinéma..(les deux trois autres essais en DVD ont été disons... beaucoup plus rapides)

 

Le(s) film(s) ou vous n’avez même pas songé à vous endormir à force de vous demander jusqu'à quel point on se foutait de votre gueule ? http://img.wonkette.com/wp-content/uploads/2010/03/inland-empire.jpg

le très hermétique et singulièrement inbittable Inland empire (2006, David Lynch).  

Ca mériterait peut être une nouvelle tentative, mais.. non franchement, je ne le sens pas...

Ne pas oublier dans la liste le Monde vivant, (Eugene Green, 2006  aussi), qui, en matière de films chiants et abscons, devrait pouvoir trouver une place de choix au Pavillon de Sèvre.

 

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Arno 23/08/2010 08:28


Ouhla mais il a l'air de prendre du temps le questionnaire ! Et tout ça pour quoi ? Pour vous rendre compte des limites de ma culture cinématographique ? Pas très motivant...


yoye2000 23/08/2010 19:55



Allez allez, ne rechignez pas !


Au boulot !



arno 14/08/2010 23:06


Et le film devant lequel vous avez abandonné en quittant la salle avant la fin ?


yoye2000 19/08/2010 20:06




C'est plutôt rare. Je me souviens des sus-citées Bitteren Tränen des Petra von Kant, mais à part ça... Je ne dis pas par contre que quelques autres couillonnades arty que je m'obstine à
voir de temps en temps ou d'assommants bavassages à la française style Desplechin n'auraient pas mérités le même traitement.. Mais que voulez vous, on a toujours l'espoir d'être surpris...


Et si au lieu de vous interroger sur le double bassin de la villette et de digresse sur le tree art, vous remplissiez le questionnaire ?