Le huitième passager et les quatre binouzes...

Publié le par yoye2000

L'autre jour que j'étais un peu ivre (ça arrive à tout le monde), j'ai ressorti le DVD d'Alien acheté il y a plusieurs années chez Mouloud et qui prenait depuis gentillement la poussière sur mon Benno vert bidasse.
Qu'est ce qui m'a pris, je ne saurai le dire. N'est-ce pas là le propre du vent fol de l'alcool que de nous pousser vers des havres inconnus ? (poil au cul).

 

Bref, que dire sur ce bon vieux Alien ?

http://images.allocine.fr/r_160_214/b_1_cfd7e1/medias/nmedia/18/35/14/60/18363837.jpgBen d'abord et surtout, qu'il porte bien ses 31 ans. Pas ou ride ou presque (il n'y a guère que le brushing du Sigourney Weaver et le fait que tout le monde clope comme dans un film de Sautet qui ne fassent plus follement film d'anticipation).

Le reste tient la route. Et bien mieux encore que le boquebustaire moyen de la fin des années 2000 ! Et ceci -à mon avis- dû paradoxalement au manque de moyens : à la fin des années 70, les ordinateurs, c'était même pas des Atari. Moins facile pour les effets spéciaux. Autant dire qu'on ne pouvait pas se permettre de faire sauter quatre planètes en guise de générique. Tout était fait avec les petits doigts de gentils petits techniciens. Du coup, on y allait mollo. Ça coûtait.
C'est pourquoi le temps d'installation du film extrêmement long (1 heure avant que la bestiole pointe son nez).

Il faut bien meubler.

Et la tension monte
-ou est-ce l'effet de cette seconde binouze ouverte alors que l'on aperçoit le huitième passager ?-

Furtivement.

Car pour la raison mentionnée plus haut, on le voit très peu, on le devine... Il est là, terriblement efficace.

Pensez donc ! Une créature anthropomorphique, de taille humaine presque, mais totalement nihiliste, guidée par son seul instinct de destruction. Un monstre aveugle où, pour tout dire, l'absence d'yeux interdit d'y voir le moindre sentiment de pitié ou même de cruauté. 

Ça en jette.

 

A part ça, le scénario un peu crétin de rigueur (tout le monde va de son côté afin d'être sûr de bien se faire zigouiller à intervalle régulier) et l'inévitable rebondissement final méritent à peine d'être mentionnés. Du moins ne gâchent-ils pas la sauce.

C'est déjà ça.

 

Du coup, on reste jusqu'à la fin.

Content.

 

Alien, le huitième passager, un film de 1979 de Ridley Scott au cours duquel on peut allégrement siffler quatre bières sans trop sans rendre compte.

Commenter cet article

Ran 04/09/2010 13:18


Bonne nouvelle supplémentaire. Selon ma dernière vision d'Alien, le film est également tout-à-fait regardable lorsque l'on est à jeun (ce qui arrive à certains qu'il ne faut pas condamner pour
autant).


yoye2000 04/09/2010 21:56



Je ne condamne pas !


Tout à fait regardable, je m'en rends bien compte (j'ai peut-être exagéré la quantité d'alcool pour rajouter un peu d'intensité dramatique à mon propos). Pas sûr par contre que l'on puisse dire
la même chose d'Aliens (le 2 donc)(hou ! le jolie Teaser pour la prochaine chronique...)



Arno 04/09/2010 05:57


Et le lendemain matin, tu t'es réveillé dans ton lit ?


yoye2000 04/09/2010 21:52



Ben ouais. Par contre pas frais. Genre j'avais moitié la tronche d'Alien...