D'accord, ça rime avec lugubre... Et sûrement plein d'autres trucs... Si on veut chercher...

Publié le par yoye2000

Pour le dernier film de l’année, j’aurais pu causer du plutôt réussi ‘mardi, après noël’ ou m’agacer sur ‘another year’.

Mais non.

A la place, ça sera ‘Octubre’, un film péruvien confidentiel sorti apparemment dans une dizaine de salles en France. Parmi elles, le Katorza, devant lequel, donc,  je me trouvais vers 18h50 hier, cherchant un film. Rétrospectivement, je me dis que j'aurais dû tenir compte des signes subliminaux que m’envoyait la (charmante) jeune fille derrière la caisse

- « bonjour, une place pour le film de 19h… qui s’appelle euh…euh… » 

 - « Vous en avez deux : « faites le mur » ou le film péruvien »  

- « Oui, oui c’est ça, le péruvien ! »

- «  Vous êtes sûr ? » (avec un haussement de sourcils bref mais appuyé, et un petit sourire dont je ne comprends que maintenant tout le sens)

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Bref. Que dire de ce ‘Octubre’ ? ?

C’est que depuis j’ai lu deux critiques plutôt favorables (notamment dans mon bulletin d’apprentis vieux con de gauche où le petit bonhomme sourit franchement), et que,t que franchement, ben.. Je ne les comprends pas…

J’ai lu’  ‘caustique’, ‘délicatesse’, ‘cocasse’… là où  je n’ai vu que de l’ennui non dilué. On ne comprend pas l’enjeu, ni  les personnages,  et encore moins l’absence de parti pris de mise en scène  qui aurait donné de la consistance à tout ça. En se concentrant un peu, on peut imaginer les concepts qui sous tendent ce semi-documentaire animalier : malgré la fatalité, l’aliénation du quotidien, la fossilisation des sentiments, gningningnin… la poésie, quelle que soit sa forme, divine, grotesque, absurde, humaine au fond, reprend ses droits.

(ou quelque chose dans ce style).

 

Mais ça, c’est si on fait des efforts.

 

Parce qu’autrement, ben, on s’emmerde dru.

Que ça soit sans queue ni tête est sans importance. Bienvenu même. Ce qui est le plus gênant, c’est qu’il n’y ait rien entre les deux extrémités.

 

 

Octubre, un film péruvien de Daniel et Diego Vega-Vidal, qui conforte dans l’idée que 19h, c’est bien l’heure pour l’apéro et pas celui pour aller au cinéma.

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