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Dimanche 14 mars 7 14 /03 /Mars 20:49
Il est temps pour moi de faire mon Coming out :
En effet, lecteur, je songe sérieusement à m'abonner au "Point".

Car finalement quoi de mieux que "le Point" pour se taper une bonne tranche de rigolade. Je passe sur les articles de politique intérieure et extérieure, sur le côté sociétal modernoréac (le tout avec ce petit ton de premier de la classe qui donne parfois envie de mettre en marche la machine à baffe) ou même sur le baveux BHL, qui, comme il n'a rien à dire dans cette édition du 11 mars, en refout une couche sur l'antisémitisme.

Non, là le truc qui m'a vraiment botté ce matin, entre le café et une tartine beurrée, chez Dabe2000, abonné au Point, c'est ce chouette "billet d'humeur" de Besson.
Patrick, pas l'autre.
Entre aphorismes Troisième République "qu'est ce qui différencie un jeune d'un vieil écrivain ? Il n'a pas la même femme" et vagues accents fitzgéraldiens "C'était tout de même rigolo d'avoir 25 ans, d'écrire des livres et d'avoir rien à foutre de rien" (les gros mots dans le texte), Besson évoque son pèlerinage sur le lieu de ces vacances de jeunesse -à Batz sur Mer, donc- tout en devisant sur la cherté de l'orange pressée, la longueur du service au resto, le mérite des tables de cantines...
C'est que l'homme hume l'air du temps.
Mais attention ! il est avant tout homme de lettre. "J'ai apporté de la lecture. Voyager pour moi consiste à apporter de la littérature", et de bien nous signaler qu’il n’est pas du genre à lire Harry Potter ou Philippe Delerm : Bernanos (édition la Pléiade, s'agirait pas de d'avoir des Folios), Musset, Nietzsche..."

En lisant ce texte,  à moitié agacé de cet étalage éhonté de pédanterie creuse, tout en écoutant la double ration de Ferrat servie ce matin à la radio, je songeais à "ce jeune fantôme qu'il (Besson) voit errer parmi les pins" (précisément le fantôme du jeune écrivain Besson) , et me demandais ce qu'il penserait, justement, ce jeune con de 25 ans, en contemplant la vieille baderne qu'il est devenu 30 ans plus tard. Sûr qu'il aurait trouvé ça moins rigolo, et qu'il serait parvenu à penser à deux trois choses qui finalement lui importait et dont il avait "à foutre", manifestement oubliées par le vieux Besson...

Bref, je suis lyrique, mais à vrai dire, le truc auquel je pensais, c'était surtout à ça...


Sauf qu'à la radio, ils ont persisté avec Ferrat...
Publié dans : La vie du blougue
Par yoye2000 - Voir les 1 commentaires - Ecrire un commentaire
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