Brûler après lecture...

Publié le par yoye-2000

Vu au cinoche : burn after reading

(si on me permet une petite digression)
A propos du titre...
Franchement, c'est quoi le problème ? il n'y a personne en France  qui bosse dans le cinéma et qui connaisse suffisamment d'anglais pour traduire les titres?
Je ne suis pas languedebeckamophobe, mais s'il y a un truc qui m'insupporte, c'est cette habitude à la con d'avoir de l'anglais à toutes les sauces, et sans véritable raison.
C'est d'autant plus con que quand il s'agit d'un film non anglophone, par exemple "Gegen die Wand", il  atterrit chez nous sous le titre 'Head on", et là, franchement, c'est navrant.
(sans compter que quoi que tu fasses, tu as l'air d'un con quand tu vas au cinéma : soit tu demandes ta place avec ton plus belle accent American, soit avec ton accent franchouille. Dans les deux cas : game over).

Bref, je digresse.
Burn after reading, donc
Euh qu'en dire?
Bon, disons que c'est pas mal. Beaucoup moins poussif que Ladykiller, par exemple. Mais moins bon que Big Lebowsky. Un poil entre les deux.

En tout cas, on donne franchement dans le côté "farce" des Coen. C'est pas désagréable, on passe même un bon moment....
mais sans plus.

Comme l'intrigue est uniquement centrée sur les personnages,  elle tourne rapidement sur elle-même. Mais ils sont tellement bien construits qu'ils suffisent pour que le film remplissent son cahier des charges.
On a donc avant tout une belle galerie de benets, de couards, de psychorigides, de tocard en tous genres, bref, une bonne variation assez jouissive sur la conjuration des imbéciles..
Et rien (et d'ailleurs seulement ) que pour ça, le film vaut le détour.


Il y a aussi la dernière scène qui est intéressante. Ça se situe à la CIA où 2 officiers tentent de tirer les leçons de tout le merdier qu'ils ont involontairement créé.
Bon, moi, si j'étais payé pour faire des critiques de film subtiles et pertinentes au lieu de les bâcler vite fait sur un blog dont tout le monde se fout, je trouverais une dimension parabolique à tout ça, rapport à par exemple euh... disons le contexte mondial, tout ça...

patron de la CIA : What did we learn, Palmer?
officier de la CIA : I don't know, sir.
patron de la CIA : I don't fuckin' know either. I guess we learned not to do it again.
officier de la CIA: Yes, sir.
patron de la CIA : I'm fucked if I know what we did.
officier de la CIA: Yes, sir, it's, uh, hard to say
patron de la CIA Jesus Fucking Christ.

bon, bref, je ne traduis pas. Je cède moi aussi à la mode du tout anglais.

http://www.dvdrama.com/news2.php?id=29170&page=1

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yves 08/01/2009 11:56

un peu deçu par la lenteur de l action encore plus lent que Fargo pourtant etant un admirateur non sans conditions des freres Coen

merci pour les photos de l Erdre gelée

yoye-2000 08/01/2009 13:23


C'est un peu leur problème au coen, à chaque fois, surotut quand ils penchent vers le burlesque. Ils crééent des personnages démesurés et batissent un film autour. Du coup, des fois, ça manque un
chouia de rythme. Du coup, fargo est un peu à part, me semble t-il, car l'action est volontairement lente, assourdie comme quand on essaie de marcher dans la neige.

tiens d'ailleurs, toujours pas de neige ici... S'il y en a, je fais des photos...