"Et ben... c'est mieux que les magasins, ici..."
Je suis tombé au pif sur 1 bédé formidable, l'autre jour, à la bibliothèque, puisque je suis tombé sur Bonne Santé, de Charles Masson.. Je m'empresse donc d'en faire la
promotion auprès des nombreux lecteurs de ce blougue afin qu'il(s) puisse(nt) juger par eux-même de sa qualité..

Apparemment, l'auteur est médecin, et a tiré de son expérience plusieurs petites scènes sur le milieu hospitalier. C'est donc moins sur la maladie que sur le côté coulisse de
l'hôpital que porte le livre.
On s'approche un peu l'auto-fiction (Masson se met en scène en train d'élaborer son livre), mais pas de panique, ce n'est ni chiant, ni nombriliste, ni totalement dénué d'intéret (ce n'est donc
pas de l'auto fiction...)
Faussement spontané, le texte, souvent des monologues, prend le pas sur le dessin (certains (textes) sont d'ailleurs hors dessin) et fait, à vrai dire, une grande partie de l'intérêt du
bouquin : ce gars là sait vraiment écrire.
Important, aussi, la mise en scène de chacune des histoires, Bonne Santé donne presque l'impression d'être un story board (mais chiadé, hein !), tellement il lorgne vers le cinéma
sur certaines pages.
Je suis en train de me rendre compte que ça n'encourage pas vraiment à la lecture, ce que je viens de dire. C'est fâcheux, parce que c'est quand même drôlement bien (bien entendu, il faut être
préparé à entendre parler de cancer, de mort, de détresse, même si ça n'est pas le propos du bouquin, et ça va bien au delà )
J'entendais l'autre jour un type à la radio qui remarquait que quant on dit " c'est une vrai bédé", en parlant d'un film ou d'un roman, c'est toujours péjoratif. Et bien, là; c''est un peu le
contraire : c'est un vrai film, c'est un vrai roman, mais c'est une bédé.
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Vu avant hier, au Katorza, qui décidément vaut le détour quand ils évitent de perdre leur temps avec des conneries type
Indiana Jones, "Eldorado", le chouette film à la poésie (a)bru(p)te de Bouli Lanners.
J'y suis allé après avoir vu la bande annonce, je n'ai vu les critiques qu'après... Pour une fois, je suis à peu près en phase avec ce que j'ai lu, notamment celle-ci, qui dit a peu pres
tout.
http://www.telerama.fr/cine/film.php?id=345012&onglet=critique
Comme quoi les critiques, c'est souvent mieux en après-vente..
Juste pour dire, donc qu'il faut aller voir Eldorado, que c'est 'achement bien, qu'il y a de drôles de trucs qu'on ne voit généralement pas sûrement car considérés de mauvais goût ou maladroits (en fait, c'est souvent le cas) et qui s'adapte parfaitement au film : les grands travelings, le montage plein d'ellipses, la quasi absence de contexte, la musique à fond les ballons...etc...
En plus, il évite les belgitudes qui aurait pu faire un fond de commerce un poil facile. .
Au final, la bande annonce s'avère un peu trompeuse. Elle donne un peu l'impression d'une sympathique resucée des Frères Cohen, avec ces gueules pas possible et ces situations improbables... Il y
a un peu de ça, mais c'est surtout un film qui a des choses à dire et qui sait capter et retranscrire les émotions.
Bref, un vrai chouette film, j'vous dis.
Desplechin ferait bien d''aller le voir, tiens, ça lui apprendrait peut être des trucs...
Bref; finalement, celui qui en parle le mieux, du film, c'est bien le réalisateur :