Mercredi 7 mai 2008
...mais moi, je le vis pas bien"
pas de Camus ni d'Etranger, hier donc au LU, mais l'adaptation d'un roman de Jeroen Brouwers, Rouge décanté (bezonken Rood, en hollandais)

En gros,un homme d'une quarantaine d'année venant d'apprendre la mort de sa mère se lance dans un monologue enfiévré et délirant autour des 2 ans passés dans un camp de concentration japonais à Batavia (devenue depuis Djakara*). Partant de là, on se doute qu'il va falloir profiter des opportunités de rigoler (s'il y en a) parce qu'il ne va pas y en avoir beaucoup.

Quand on entre dans la salle, l'acteur (Dirk Roofthooft**)  est assis sur la scène, se grattant soigneusement les durillons de pieds en attendant que s'installent les spectateurs.
Aie ! En plus, ça va être conceptuel. On s'apprête donc à passer quelques sales quarts d'heure à haute aspiration culturelle.
On n'est pas déçu.
On imagine les problématiques soulevées par un tel contexte : la torture, la mort des proches, le sadisme de l'enfance, survivre après les expériences extrêmes, l'enfantement, la recherche jamais assouvie d'un  absolu introuvable, les femmes, la difficulté à assumer, la mort, la solitude, etc.... plus quelques obsessions anecdotiques dont on comprend tout le poids à mesure que se déroule la pièce (les durillons de pieds, donc, mais aussi les
rouge decante photo Brigitte ENGUERAND
mouches, les grenouilles, les pilules...).
Bref, que du lourd.

Le texte, à la fois sec et fantasmagorique, truffé d'aphorismes, ne lésine pas sur le pathos et le tragique. Donc, on se demande s'il fallait  en rajouter deux-trois tonnes supplémentaires avec certains trucs de mise en scène au mieux superflus (par exemple une inutile scène de branlette frénétique ou l'agaçant bip-bip d'un minuteur placé sur scène signalant au personnage qu'il doit prendre ses pilules ('il ne va pas bien, on vous dit, c'est pour ça qu'il prend des pillules) .

rouge decante photo Brigitte ENGUERAND
Bien entendu,  il y avait aussi quelques installations vidéo. Là, on aurait pu craindre le pire. Et bien non : pas de gros plan de vagins ensanglantés, d'incendies, de scènes de torture, ou de plan fixe interminable sur Djakarta ou le visage de l'acteur (enfin bon tout ce genre de trucs un peu avant gardiste depuis 50 ans qu'on voit généralement pour marquer qu'on est en présence d'une oeuvre d'art),  mais plutôt  quelques effets qui  soulignentle propos  (pour être honnête : et surtout permettent de sortir de sa torpeur).

Destiné donc à un public averti, (dont, à vrai dire, je ne suis pas sûr de faire partie) et bien reposé. De fait, j'ai le sentiment d'avoir loupé beaucoup entre quelques moments de profonde tension (et attention). Je n'avais pas l'impression d'être le seul dans ce cas là. C'était manifestement un peu trop dense pour un mardi soir dans une salle moite***.
Et à la fin, comme dans tous ce type de spectacles  dont on sait qu'il faudrait le rentabiliser en en tirant quelques phrases bien senties de retour à la maison, on se demande pourquoi certains se lancent dans une standing ovation : est ce parce qu'ils ont vraiment aimé, ou parce que ces saloperies de sièges collent vraiment au cul quand il fait chaud et que ça fait du  bien de se lever?

*        L'homme étant hollandais, l'Indonésie étant jusqu'à la fin de la guerre une colonie hollandaise
**      Qui est très bien, lui, et tout semble contribuer à servir la folie froide du personnage que ça soit son très léger accent ou ses bafouillements et hésitations (travaillées ou pas, elles marchent à plein)
***    Au bout d'une heure, on a entendu un brouhaha sur un côté de l'estrade. Une femme s'est évanouie. L'acteur s'est arrêté, des spectateurs l'ont portée en dehors, discrètement. tout avait l'air si naturel qu'on se demandait si ça n'était pas inclus dans le spectacle...  Apparemment non, mais qui sait ?
en tout cas, tous les porteurs ne sont pas revenus. il y en a qui ont profité de la combine.



pour une présentation complète...
http://www.theatre-contemporain.net/spectacles/Rouge-decante/ensavoirplus/
pour un avis d'amateur...
http://www.festivalier.net/article-3352576.html
et la critique de libé
http://www.liberation.fr/dossiers/avignon2006/critiques/194800.FR.php
par yoye-2000 publié dans : Cultivons-nous allègrement pour mourir lettrés !
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Mardi 6 mai 2008


par yoye-2000 publié dans : Vu qu'à la base on est là pour ça : à Nantes
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Dimanche 4 mai 2008
statue passage Pommeray
C'est pas souvent que l'on peut trouver quelque chose à photographier au Passage Pommeray. Donc bon, même si la photo n'est pas terrible...

par yoye-2000 publié dans : Vu qu'à la base on est là pour ça : à Nantes
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Jeudi 1 mai 2008

Bonne fête, Travail !

(on a beau ne pas être très proche, mieux vaut rester, autant que possible, courtois)

par yoye-2000
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Mercredi 30 avril 2008

yoye-2000 et la malediction du disque du externe

Episode  10 : La mère de toutes les humiliations

Résumé des épisodes précédents : notre héros, victime d'une kabbhale ourdie par un quarteron d'équipements informatiques cacochymes, se retrouve, suite à la malheureuse mais implacable application de la loi de la gravité sur son disque dur externe, comme un con avec plus un dossier disponible. Il doit affronter l'ire de son entourage. Désemparé, il se tourne vers ses contemporains, mais se heurte à l'indifférence de tous. Alors qu'il perd tout espoir, il semble trouver une issue à tous ses tracas dans la chaleur familiale. Bien que déçu, il en sortira apaisé et prêt à affronter la vie à nouveau. Pourtant un nouveau drame se prépare. Alors qu'il pensait enfin pouvoir se reposer, il doit repartir au combat. en sortira t-il victorieux ? la première bataille en tout cas, est âpre.
relire l'Episode 1
         l'Episode 2
         l'Episode 3
         l'Episode 4
         l'Episode 5
         l'Episode 6
         l'Episode 7
         l'Episode 8
         l'Episode 9

Las ! le Alain bachoune inséré, toujours aucun son !
Sûr de son bon droit, Yoye-2000, retourne à la Fnac, mû par la légitime colère de l'innocence bafouée. il y retrouve le même interlocuteur :
- "Ca marche pas"
- "ah bon.. z'êtes sûr ? parce que ça marchait, tout à l'heure... on va voir ça. je l'emmène derrière pour voir.
."
(dans cette attente, notre héros retourne au rayon informatique examiner le modèle dont le destin voulait décidément qu'il soit sien (celui donc à 250 Euros de plus), une fois qu'il serait remboursé de son Premier prix douteux). De retour au guichet, le vendeur l'interpelle "Monsieur, venez voir" (et de le guider dans l'arrière boutique). Voyez , ca marche ; j'ai fait que le brancher.." (une musique, douteuse, certes, mais quoiqu'il en soit, son, provenait des amplis liés à l'ordinateur..")
- Ah bon... je comprends pas, ça marche pas chez moi, j'ai tout essayé..
- Z'avez sûr que ça n'est pas le câble audio ?
- euuuuuuuuuuuuuuuuuuh...
-allez en acheter un autre, pour voir, je suis sûr que ça va marcher..."


et, effectivement, ça marcha...



par yoye-2000 publié dans : La vie du blougue
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Mardi 29 avril 2008
Si Dieu m'a fait à son image, c'est vraiment qu'il avait un piètre estime de soi...
par yoye-2000 publié dans : Les pensées les plus courtes sont les meilleures
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