Jeudi 15 mai 2008

...qu'on ne puisse pas aussi emprunter un ciré !



Pris hier, le Biclo(*),  la version locale du vélo gratos que toutes les villes de France qui se respectent doivent avoir.

Et bien, s'est marrant, dès que j'ai réussi à prendre le vélo (les choses n'ont pas été aussi simples qu'elles auraient dues l'être avec l'automate qui distribue la carte d'abonnement, mais bon passons), ben... il s'est mis à pleuvoir !

Mais, bien, hein !


(*) en fait, BicloO avec (2 "o"), histoire de faire jeune et facheune. Moi, si on me demande mon avis, c'est vraiment pourri, comme nom. Ca fait tchipe et taquie.

 Biclou avec un "u", ça avait un peu plus de gueule. Enfin bon, moi, je dis ça...
par yoye-2000 publié dans : Vu qu'à la base on est là pour ça : à Nantes
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Mardi 13 mai 2008
Vu dans mon quartier qui pue le fric, le catholicisme, l'ennui et les conformismes de tout acabit :

un vieux con au volant d'une Porsche (ou je ne sais quelle bagnole de raclure friquée dans ce genre), attendant au feu rouge.  Avec ses lunettes noires, sa chemise ouverte et son bras nonchalamment appuyé sur la portière (curieusement, il manquait au tableau la pouffiasse blonde et fortement nichonnée), le vieux con offrait avec une satisfaction suffisante le navrant spectacle de lui même dans son environnement naturel.

Ce qui était surprenant, c'est que, au cul de son bolide, il y avait mis un autocollant groland..
et, là, je me suis dit qu'un de nous deux n'avait pas compris la philosophie de l'émission.

 
C'est peut être moi, il y a longtemps que je n'ai pas regardé...

par yoye-2000 publié dans : Vu qu'à la base on est là pour ça : à Nantes
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Dimanche 11 mai 2008
Ll'inconvénient avec l'art contemporain, c'est que ne sait jamais trop ce qui est une oeuvre et ce qui est un objet fonctionnel de la salle d'exposition (téléphone, chaise, plan d'évacuation en cas d'incendie..).

Du coup, on a toujours peur de s'asseoir sur une oeuvre et d'admirer un panneau indiquant les toilettes...
par yoye-2000 publié dans : Les pensées les plus courtes sont les meilleures
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Dimanche 11 mai 2008
Vu à Nantes, au hangar à bananes, dans le local dédié à l'art contemporain situé entre deux bar branchouille, l'expo qui célèbre les 100 ans de l'apparition dans l'art.

Comme dans tout les expositions d'art contemporain, on se demande très rapidement jusqu'à quel point c(e) (n') est (pas) du foutage de gueule....
 
Et au bout d'un moment, à mesure que l'on s'arrête devant les oeuvres variées, on finit même par se demander ce que c'est, finalement, le foutage de gueule...


Et pourtant, l'art contemporain vaut plus que quelques commentaires sarcastiques.
Car enfin, exposer des créations qui n'ont aucune prétention esthétique, qui ne témoignent d'aucun savoir-faire particulier et qui ne s'occupent nullement de délivrer une quelconque vision du monde, et arriver à faire croire que c'est exactement le contraire, et bien, moi, je dis, que ça nécessite une audace et un savoir faire que l'on peut effectivement qualifier d'art.
Mais ça n'engage que moi...
par yoye-2000 publié dans : Les pensées les plus courtes sont les meilleures
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Samedi 10 mai 2008
... Mais vous me faites sérieusement chier.


Au libanais, en terrasse, dans la vieille ville de Rennes. Une jeune mère de famille avec poussette et sa vieille mère

-     Alors, Thierry, il a trouvé du travail ?
-     Tu n'as qu'à lui demander, il te le dira..
-     Oui, mais ce n'est pas facile, ma chérie, si je ne le vois pas, je ne peux pas lui demander...
-     Et bien, tu lui demanderas la prochaine fois que tu le verras
-    Mais je ne le vois jamais.
-    Enfin maman, c'est ton gendre, tu n'as qu'à l'appeler, si tu veux savoir..
-    Bref, il a trouvé du travail ?
-    Oui, maman
-    Ça a pris du temps quand même...Et c'est bien, il est content ?
-     Oui, enfin bon, je sais pas, tu n'as qu'à lui demander..
-     Mais enfin, j'ai quand même le droit de savoir... ! et il fait quoi alors ?
-     Mais  maman, arrête !
-    C'est bien payé ? il a des responsabilités ?
-     (...)

        les yeux au ciel regardant ostensiblement ailleurs
-     Dis moi, Il est cadre, au moins ?
-     Ecoute, une fois pour toutes,  je ne veux pas te répondre.... tu arrêtes, on ne veux pas recommencer encore une fois...        si tu veux vraiment savoir, tu lui demandes à lui et pas à moi.
-     Mais c'est à Rennes au moins ?
-
(le ton monte d'un  cran)
    Mais arrête, enfin ! (
le bébé se met à chouiner). Voila. T'es contente? il est réveillé...
    De toute façon c'est l'heure du         biberon. Peut être que tu le laisseras manger tranquille, lui...



*Gide remixed
Familles, je vous hais ! Foyers clos ; portes refermées ; possessions jalouses du bonheur. 
par yoye-2000 publié dans : Sur le vif
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Mercredi 7 mai 2008
...mais moi, je le vis pas bien"
pas de Camus ni d'Etranger, hier donc au LU, mais l'adaptation d'un roman de Jeroen Brouwers, Rouge décanté (bezonken Rood, en hollandais)

En gros,un homme d'une quarantaine d'année venant d'apprendre la mort de sa mère se lance dans un monologue enfiévré et délirant autour des 2 ans passés dans un camp de concentration japonais à Batavia (devenue depuis Djakara*). Partant de là, on se doute qu'il va falloir profiter des opportunités de rigoler (s'il y en a) parce qu'il ne va pas y en avoir beaucoup.

Quand on entre dans la salle, l'acteur (Dirk Roofthooft**)  est assis sur la scène, se grattant soigneusement les durillons de pieds en attendant que s'installent les spectateurs.
Aie ! En plus, ça va être conceptuel. On s'apprête donc à passer quelques sales quarts d'heure à haute aspiration culturelle.
On n'est pas déçu.
On imagine les problématiques soulevées par un tel contexte : la torture, la mort des proches, le sadisme de l'enfance, survivre après les expériences extrêmes, l'enfantement, la recherche jamais assouvie d'un  absolu introuvable, les femmes, la difficulté à assumer, la mort, la solitude, etc.... plus quelques obsessions anecdotiques dont on comprend tout le poids à mesure que se déroule la pièce (les durillons de pieds, donc, mais aussi les
rouge decante photo Brigitte ENGUERAND
mouches, les grenouilles, les pilules...).
Bref, que du lourd.

Le texte, à la fois sec et fantasmagorique, truffé d'aphorismes, ne lésine pas sur le pathos et le tragique. Donc, on se demande s'il fallait  en rajouter deux-trois tonnes supplémentaires avec certains trucs de mise en scène au mieux superflus (par exemple une inutile scène de branlette frénétique ou l'agaçant bip-bip d'un minuteur placé sur scène signalant au personnage qu'il doit prendre ses pilules ('il ne va pas bien, on vous dit, c'est pour ça qu'il prend des pillules) .

rouge decante photo Brigitte ENGUERAND
Bien entendu,  il y avait aussi quelques installations vidéo. Là, on aurait pu craindre le pire. Et bien non : pas de gros plan de vagins ensanglantés, d'incendies, de scènes de torture, ou de plan fixe interminable sur Djakarta ou le visage de l'acteur (enfin bon tout ce genre de trucs un peu avant gardiste depuis 50 ans qu'on voit généralement pour marquer qu'on est en présence d'une oeuvre d'art),  mais plutôt  quelques effets qui  soulignentle propos  (pour être honnête : et surtout permettent de sortir de sa torpeur).

Destiné donc à un public averti, (dont, à vrai dire, je ne suis pas sûr de faire partie) et bien reposé. De fait, j'ai le sentiment d'avoir loupé beaucoup entre quelques moments de profonde tension (et attention). Je n'avais pas l'impression d'être le seul dans ce cas là. C'était manifestement un peu trop dense pour un mardi soir dans une salle moite***.
Et à la fin, comme dans tous ce type de spectacles  dont on sait qu'il faudrait le rentabiliser en en tirant quelques phrases bien senties de retour à la maison, on se demande pourquoi certains se lancent dans une standing ovation : est ce parce qu'ils ont vraiment aimé, ou parce que ces saloperies de sièges collent vraiment au cul quand il fait chaud et que ça fait du  bien de se lever?

*        L'homme étant hollandais, l'Indonésie étant jusqu'à la fin de la guerre une colonie hollandaise
**      Qui est très bien, lui, et tout semble contribuer à servir la folie froide du personnage que ça soit son très léger accent ou ses bafouillements et hésitations (travaillées ou pas, elles marchent à plein)
***    Au bout d'une heure, on a entendu un brouhaha sur un côté de l'estrade. Une femme s'est évanouie. L'acteur s'est arrêté, des spectateurs l'ont portée en dehors, discrètement. tout avait l'air si naturel qu'on se demandait si ça n'était pas inclus dans le spectacle...  Apparemment non, mais qui sait ?
en tout cas, tous les porteurs ne sont pas revenus. il y en a qui ont profité de la combine.



pour une présentation complète...
http://www.theatre-contemporain.net/spectacles/Rouge-decante/ensavoirplus/
pour un avis d'amateur...
http://www.festivalier.net/article-3352576.html
et la critique de libé
http://www.liberation.fr/dossiers/avignon2006/critiques/194800.FR.php
par yoye-2000 publié dans : Cultivons-nous allègrement pour mourir lettrés !
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