Jeudi 22 mai 2008


vu sur le ouebe, qui est décidément un merveilleuse panorama donnant sur les pus merveilleux paysages du monde...
cette petite installation d'un type qui l'air éminemment sympathique du nom de Ondrez Brody

 

ondrez brody dog carpets
ondrez brody dog carpets
ondrez brody dog carpets

Ca s'appelle Dog carpets
Que les amis des animaux se rassurent ! ce sont de vrais chiens, mais ils ont été tués avant.


bref, une petite photo de l'artiste pour conclure. Éminemment sympathique, j'vous dis!


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Samedi 17 mai 2008

Vu hier, au Lieu Unique : le toujours formidable; même quand il n'est pas formidable, Bashung. Fringué comme un mafiosi retraité en goguette (type ceux que l'on voit dans ghost dog de Jarmush, pour qui a vu) , et a mi-chemin Leonard  Cohen et le Monsieur Burns des Simpson, Bashung a livré un concert sans grande surprise, ni bonne, ni mauvaise. Et finalement, c'est déjà pas mal.
Bon, c'est vrai qu'il aurait pu en faire une ou deux de "l'Imprudence" ou what's in the bird" (et se calmer un peu sur son harmonica), mais bon, on ne va pas se plaindre (déjà, il nous a épargné les 2 reprises foireuses de son derniere album et sa pouf..)

Quelques photos, histoire de dire que j'y étais vraiment.
carrément moins bonnes que le concert, du coup (et de surcroît passablement floues...)
Bashung au lieu unique nantes 2008

Bashung au lieu unique nantes 2008
Bashung au lieu unique nantes 2008
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Mercredi 7 mai 2008
...mais moi, je le vis pas bien"
pas de Camus ni d'Etranger, hier donc au LU, mais l'adaptation d'un roman de Jeroen Brouwers, Rouge décanté (bezonken Rood, en hollandais)

En gros,un homme d'une quarantaine d'année venant d'apprendre la mort de sa mère se lance dans un monologue enfiévré et délirant autour des 2 ans passés dans un camp de concentration japonais à Batavia (devenue depuis Djakara*). Partant de là, on se doute qu'il va falloir profiter des opportunités de rigoler (s'il y en a) parce qu'il ne va pas y en avoir beaucoup.

Quand on entre dans la salle, l'acteur (Dirk Roofthooft**)  est assis sur la scène, se grattant soigneusement les durillons de pieds en attendant que s'installent les spectateurs.
Aie ! En plus, ça va être conceptuel. On s'apprête donc à passer quelques sales quarts d'heure à haute aspiration culturelle.
On n'est pas déçu.
On imagine les problématiques soulevées par un tel contexte : la torture, la mort des proches, le sadisme de l'enfance, survivre après les expériences extrêmes, l'enfantement, la recherche jamais assouvie d'un  absolu introuvable, les femmes, la difficulté à assumer, la mort, la solitude, etc.... plus quelques obsessions anecdotiques dont on comprend tout le poids à mesure que se déroule la pièce (les durillons de pieds, donc, mais aussi les
rouge decante photo Brigitte ENGUERAND
mouches, les grenouilles, les pilules...).
Bref, que du lourd.

Le texte, à la fois sec et fantasmagorique, truffé d'aphorismes, ne lésine pas sur le pathos et le tragique. Donc, on se demande s'il fallait  en rajouter deux-trois tonnes supplémentaires avec certains trucs de mise en scène au mieux superflus (par exemple une inutile scène de branlette frénétique ou l'agaçant bip-bip d'un minuteur placé sur scène signalant au personnage qu'il doit prendre ses pilules ('il ne va pas bien, on vous dit, c'est pour ça qu'il prend des pillules) .

rouge decante photo Brigitte ENGUERAND
Bien entendu,  il y avait aussi quelques installations vidéo. Là, on aurait pu craindre le pire. Et bien non : pas de gros plan de vagins ensanglantés, d'incendies, de scènes de torture, ou de plan fixe interminable sur Djakarta ou le visage de l'acteur (enfin bon tout ce genre de trucs un peu avant gardiste depuis 50 ans qu'on voit généralement pour marquer qu'on est en présence d'une oeuvre d'art),  mais plutôt  quelques effets qui  soulignentle propos  (pour être honnête : et surtout permettent de sortir de sa torpeur).

Destiné donc à un public averti, (dont, à vrai dire, je ne suis pas sûr de faire partie) et bien reposé. De fait, j'ai le sentiment d'avoir loupé beaucoup entre quelques moments de profonde tension (et attention). Je n'avais pas l'impression d'être le seul dans ce cas là. C'était manifestement un peu trop dense pour un mardi soir dans une salle moite***.
Et à la fin, comme dans tous ce type de spectacles  dont on sait qu'il faudrait le rentabiliser en en tirant quelques phrases bien senties de retour à la maison, on se demande pourquoi certains se lancent dans une standing ovation : est ce parce qu'ils ont vraiment aimé, ou parce que ces saloperies de sièges collent vraiment au cul quand il fait chaud et que ça fait du  bien de se lever?

*        L'homme étant hollandais, l'Indonésie étant jusqu'à la fin de la guerre une colonie hollandaise
**      Qui est très bien, lui, et tout semble contribuer à servir la folie froide du personnage que ça soit son très léger accent ou ses bafouillements et hésitations (travaillées ou pas, elles marchent à plein)
***    Au bout d'une heure, on a entendu un brouhaha sur un côté de l'estrade. Une femme s'est évanouie. L'acteur s'est arrêté, des spectateurs l'ont portée en dehors, discrètement. tout avait l'air si naturel qu'on se demandait si ça n'était pas inclus dans le spectacle...  Apparemment non, mais qui sait ?
en tout cas, tous les porteurs ne sont pas revenus. il y en a qui ont profité de la combine.



pour une présentation complète...
http://www.theatre-contemporain.net/spectacles/Rouge-decante/ensavoirplus/
pour un avis d'amateur...
http://www.festivalier.net/article-3352576.html
et la critique de libé
http://www.liberation.fr/dossiers/avignon2006/critiques/194800.FR.php
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Jeudi 24 avril 2008
Vu hier, un film pas très connu, dont la jaquette austère et un commentaire (puisque l'on parle ici d'un dévédé...) nous avertissent bien que nous sommes là en présence d'un chef d'oeuvre.
L'homme au crâne rasé (De Man die zijn haar kort liet knippen, en version originale (flamand)) est donc le film qui a
l'homme au crane rasé
marqué dans les années 60 le renouveau du cinéma belge, qui, comme tout le monde peut le constater, à part "C'est arrivé près de chez vous" et la filmographie des frères Dardenne (encore que...), s'exporte beaucoup moins bien que la BD, la chansonnette, ou la binouze.


Bref, que dire de ce film... en vrac, quelques impressions, en quelques mots,  le centre du film est la schizophrénie (je vois la vie en double, en triple...., soliloque le personnage principal à la fin) et le rève eveillé. Au point de vue esthétique, la lumière et la photo sont superbes (par exemple les scènes d'intérieur dans les couloirs).
Par contre, c'est un poil surjoué de temps en temps, et les monologues intérieurs  peuvent rendre le tout indigeste. En fait le film vaut vraiment pour certaines scènes, notamment celle du coiffeur ou de l'autopsie.

Ceci posé, c'est peu dur à décrire si on ne veut pas faire fuir tout le monde. Le noir et blanc, les silences et le discours dense, l'atmosphère trouble, les lorgnages appuyés vers la métaphysique,  les ellipses, en font un espèce de croisement contre nature entre la quatrième dimension et le nouveau roman (c'est plus une intuition qu'un point de vue argumenté)
Un avis un peu plus expert sur la question nous dit, à propos du film (sur http://www.dvdclassik.com/Critiques/homme-crane-rase-delvaux.htm) "Delvaux livre un film neurasthénique et nerveux. La beauté vivace de L’homme au crâne rasé est à combustion lente. Le film vous laisse sur le carreau, au bord de la route, perplexe. Une semaine plus tard, il vous hante encore, et toujours… ". J'aurais pas dit mieux !
Voir aussi http://www.devildead.com/indexfilm.php3?FilmID=1162 pour un autre point de vue.

Chef d'oeuvre, ça se discute, c'est sûr, En tout cas, le film n'est pas aussi chiant que ce que les lignes précédentes pourrait le laisser supposer (ça l'est quand même un peu, on se rassure) et il ne constitue pas forcément un mauvais choix à faire à la médiathèque (mais il faut être un peu dans l'ambiance, et avoir le cerveau disponible pour ça et pas le coca...).


Reste la question de titre... et bien, je ne sais toujours pas où elle siège, moi, l'âme de Franny Veen...
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Vendredi 18 avril 2008
Vu, hier, à la télévision française, les Innocents sur Arte, puis Rollerball, sur la chaîne suivante (direct 8)

Pour résumer rapidement ces deux chefs d'oeuvre :
les innocents cause de Mai 68, d'Art, d'inceste, le tout dans une ambiance à la fois gentiment intanétchonôle [,int' næ∫nl]  et péteuse.
Rollerball lui, n'a pas ces prétentions, puisqu'il se limite à une simple resucée du thème du sport extrême mi gladiateur mi foot dans un univers vaguement science fiction
et de la révolte du héros prométhéen  contre une mécanique implacable (à noter par ailleurs que la véritable performance est de nous faire croiire qu'il a été réalisé en 1987, alors qu'il date de 2002 ; (apparemment, c'est un remake d'un film du même nom de 1975, qui a surement/peut-être au moins le charme un peu désuet des films d'anticipation)

Ne pouvant déterminer lequel était le plus navrant, je me suis dit qu'une approche statistique serait la plus convaincante

Soulignons que l'enquête a été réalisée dans les plus strictes conditions scientifiques : conditions de visions très peu attentives, sujet rarement devant la télé, et exécutant  1,2,3 voire 4 actions parallèles ; aucun des deux films vu jusqu'à la fin.

 

les innocents

Rollerball

grosses bagnoles
0
++
Nichons
++
+
pédantisme et
boursouflure
++
0
blabla
+++
+
brushings
0
+
morceaux des années 60 complètement convenus
(genre doors, Joplin...)
+++
0
Heavy metal crétin
0
+++
costumes moulants rouges
0
++
cascades moto
0
+++
nombrilisme
+++
0
ménage à 3
+++
0
présence de Jean Reno en magnant russe psychopathe
0
+++
poils pubiens
++
0
sang sur les murs
0
+

BILAN
   
Crédibilité
0
0
Intérêt
0
0

On me dira : mais alors pourquoi regarder ?
Et là, je n'ai pas de réponse... pas plus que pour "dans ces cas-là, quel intérêt de perdre son temps à écrire là dessus avec une pseudo enquête scientifique à la con dans un blougue dont tout le monde se fout?"

voila qui me plonge moi même dans des abîmes de perplexité...
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Samedi 12 avril 2008
Vu hier, au Pannonica, Francis et ses peintres. Bon, pas l'ultime expérience Jaze, mais plus qu'honnete : ça gagnerait peut être à un plus de maturité (mais c'était leur premier concert, on ne peut leur en vouloir de ne pas être pleinement à l'aise et libres avec les morceaux)
A écouter  sur http://www.fripoche.com/.
A noter la participation de Philippe Katerine (avec un "K", comme l'aede vendéen, et non un "C", comme le guitariste belge) au disque (la paloma), avec une très jolie reprise "du douanier Rousseau" (apparemment pas disponilble sur le ouebe, et c'est bien dommage, car elle a le potentiel d'un tube de fin de soirée).

Tout ça découvert sur une chouette radio du coin, au nom aussi con que la programmation interessante, JET FM. http://www.jetfm.asso.fr/0708/

bon voila, C'était la petite chronique culture du trimestre
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Vendredi 14 mars 2008

Etonnamment bon après un dernier film plutôt poussif, le dernier Gondry, "soyez sympa, rembobinez". Idée minimale, scénario Disney, le tout pour un résultat brillant. Comme quoi…

Il y a pas de versions « suédées » qui traînent sur le ouebe dans le sillage du film ; les quelques uns que j’ai vus étaient dans l’ensemble au mieux un peu court, tous se contentant de fades copies des trucs de Gondry (petits dessins sur carton pour les décors et jouets en macro pour les effets spéciaux…)

A la rigueur, celui là sort un peu du lot.
http://www.dailymotion.com/video/x4npcw_aliensuede_fun

 

Bref, c’est un peu décevant. Il faut dire que l’ambition manque : si tous s’attaquent aux gros budgets américains, bizarrement personne ne se frotte à « les larmes amères de Petra Von Kant », « ma nuit chez Maud » ou « Sonate d’automne » (pourtant ça ne demanderait pas beaucoup de moyens)

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Mardi 11 mars 2008
... bienvenu  chez les Ch'tis, et ai préféré regarder la vie de Jesus.
Ceci m'a permis de constater que, contrairement à ce que l'on pourrait croire, tous les films sur le nord ne respirent pas forcément l'allégresse et la joie de vivre.

pour ceux que ca intéresse, 2 liens qui en parlent beaucoup mieux que moi :
http://lesiteducinephile.ifrance.com/filmstv/la_vie_de_jesus.htm
http://archive.filmdeculte.com/coupdeprojo/dumont.php
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Dimanche 13 janvier 2008

De l'Irlande, on connaît le temps de chiotte, l'accent  incompréhensible , une musique insupportable à faire tourner le lait des brebis, un tas de photos remplies de vert et de moutons que l'on trouvent principalement dans les intérieurs de jeunes filles ou de vieux (ces deux catégories étant incompréhensiblement fascinées), une sympathique propension à consommer immodérément de la binouze ruinée par l'inopportune adoption de la loi scélérate d'interdiction de fumer, des groupes de rock majoritairement pénibles..
En gros, de l'Irlande, ces Deux-Sèvres de l'Europe, on devrait n'avoir rien à dire.

Sauf qu'il se passe des trucs. Enfin, bon, non à vrai dire, il ne se passe rien, et c'est dans "Garage", un chouette film qu'il faut aller voir au lieu de glander sur internet. Qu'en dire... bon, comme a dit quelqu'un à la sortie du cinéma : "si tu veux résumer, t'as vite fait de tout dire"... Apparemment, l'acteur principal est le Patrick Sébastien local. Et ben, il est sacrément bon (jouer les simplets, c'est comme essayer de monter à vélo pour la première fois, il faut une sacrée maîtrise pour ne pas se casser la gueule...), comme tous les autres acteurs et que le film tient beaucoup à ça. Mais pas seulement. Il y du génie chez le réalisateur, qui réussit à faire passer tellement par des plans qu’on dirait volés à la réalité.
C'est dépouillé, sobre, âpre parfois, humain, un poil facile parfois mais jamais mièvre et tire larme, le tout sans être chiant (on effleure l'ennui, c'est vrai, mais sans décrocher une minute).  Bref, recommandable. Cours au ciné, lecteur.
http://www.critikat.com/article1778.html
http://www.telerama.fr/cine/film.php?id=303589

Si tu as le choix, tu peux aussi aller voir un autre film plus formidable encore  qui s'appelle "California dreamin', tu  remplira ainsi agréablement ton quota de films roumains pour 2008. Par contre  attention si tu as une petite vessie ou si tu te lasses vite de la position assise, ça dure bien  2h30...
http://www.critikat.com/article1687.html

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Lundi 26 novembre 2007
vu hier "l'etat du monde"... cherchez pas, c'est un film du festival des Trois Continents, et j'imagine que ça ne sera projetté ailleurs.
Et franchement, j'hésite un peu à m'en plaindre...
En fait le principe  était de mettre bout à bout des extraits de films plus ou moins longs (et plus ou moins réussis) sous prétexte qu'ils étaient, donc, issus de films des trois continents. Autant dire que c'est comme si on mélangeait du chocolat, du sirop d'orgeat, des fraises tagada,  des pralines, de  l'orangina... sous prétexte que c'était sucré . Plutot indigeste, comme dessert, au bout du  compte...
Ben là, pareil. On commencait par un bout de super 8  du Laos, apparemment,  pour passer poussivement au Brésil, mais attention, on y reste pas (c'était bien pourtant) direction Bengalore et un clin d'oeil la Chine et la révolution culturelle, puis Cap vert, puis je sais plus... Je me suis arreté sur un joli plan fixe d'une dizaine de minutes sur le Huang-Po...
Je m'interroge encore sur la finalité ce projet
- Une caméra cachée ?
- Une expérience pour tester les réactions de masse en conditions extrêmes
- l'oeuvre d'un projectionniste fou ?
- Un jeu basé sur des indices dissimulés le long du films ?
- Dans le cadre du grenelle de l'environnement, le recyclage de rushes inutilisés ?
...
Je ne le saurais pas, j'ai profité de la désertion de la moitié de ma rangée  pour mettre fin à l'expérience... C'est bête, ça devenait intéressant (dans la salle, pas sur l'écran ): les gens commençaient à se parler entre eux, les petits rires se faisaient de plus en plus forts...


Enfin, bon tout ca pour dire que je suis pas pret de retourner voir des films au pif...
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